Bandeau de tête

Le coup de pouce des technologies contemporaines...

carte de situation Le 21ème siècle offre aux activités de plein air un fantastique outil de positionnement géographique : le GPS.
Le système Européen Galiléo devrait prochainement le l'améliorer (2014 ?).
Sur le karst du Cotiella, nous avons pu bénéficier systématiquement de cet outil magique pour situer, localiser puis retrouver les entrées des gouffres.
La résolution peut atteindre 1 mètres selon la couverture des satellites. Sa précision et fiabilité en font un précieux allié pour référencer les centaines de cavités présentes sur les immenses lapiez d’altitude.

Un quart de siècle auparavant, les spéléos repéraient les puits par « triangulation » à l’aide d’une boussole trop sensible aux champs magnétiques locaux ! Ce procédé avait l’inconvénient de repérer une zone géographique plutôt qu’un point.
exemple d'une cavité repérée par triangulation Ceci explique certainement les nombreuses identités multiples (doublons) des cavités dans le Circo de Armeña, au gré des recensements successifs.

Parallèlement, les cartes topographiques des éditeurs Espagnols passent d'un schéma à la précision médiocre à une représentation réaliste et précise du terrain.
La région d’Aragon développe le SITAR (Infrastructure Spatiale d’Aragon) et le Ministère de l’Agriculture Espagnol le SIGPAC (Sistema de Información Geográfica de Parcelas Agrícolas), abritant des bases de données accessibles à tous via Internet.
Plusieurs campagnes de photos aériennes mettent à niveau la couverture orthophotographique de la région, et notamment du massif du Cotiella.
Encaissées dans de profondes gorges que l’objectif n’avait pu saisir, les rives et le rio Irués sont à présent apparents sur des photos aériennes d’une bonne résolution, éboulements récents et végétation sont visibles et participent au repérage.
Sur ce site, le chapitre inventaire doit énormément au report des indications précises du GPS sur un fond orthophotographique fiable et parfaitement géoréférencé.

Des méthodes complémentaires...

Quand nous nous intéressons plus particulièrement aux résurgences du ravin de Fornos (2010), nous constatons d’importantes imprécisions pour le positionnement des griffons sur les cartes.
Quand nous tentons de préciser à l’aide du GPS, l’encaissement du ravin ne permet pas de concentrer tous les satellites de la couverture et ses résultats sont inexploitables.
Par chance, la campagne 2009 de prises de vue aériennes, support des SIGPAC et SITAR, couvre sans zones d’ombre notre région spéléologique F !
Il ne manquait plus qu’à implanter avec le plus de précision possible, tous les points d’intérêt spéléologiques et hydrologiques.

Altimétrie du secteur Chorro-Graners.

Ce report s’est effectué en plusieurs phases, distinctes dans leurs objectifs comme dans les méthodes appliquées (2010, 2011).

La première a été une application au soleil des techniques utilisées traditionnellement en topographie spéléo : cheminement à l’aide du double décamètre ou lasermètre, boussole et clinomètre, en bouclant le plus souvent possible les tracés.
Cette étape nous a permis de lever, depuis un point remarquable, la situation et l’altitude des phénomènes hydrogéologiques connus autour de la « cueva del Chorro ».

Il était nécessaire de connecter ce travail sur le secteur du Chorro, à l’ensemble du barranco jusqu’à la résurgence pérenne de Fuentes blancas puis avec une importance moindre, à la station hydrométrique de la passerelle.
De longues et harassantes séances de levés topographiques ont été réalisées sur le sentier tortueux, dans le lit à sec du río en été, puis très péniblement dans le barranco de Graners où la pente et les énormes blocs obligeaient à mettre en station le délicat théodolite chaque trois ou quatre mètres…
Plus récemment à l’aide d’un Disto-X, le cheminement en dénivelé entre Fuentes Blancas et la passerelle a été levé.
La synthèse de ces dizaines heures de travail est présentée ci-dessous, par une coupe illustrant les altitudes, un plan précisant les coordonnées géographiques.
Pour des raisons d’uniformisation sur l’ensemble du site, notamment la partie « inventaire », le système de coordonnées ED50 zone 31 a été conservé alors que la norme tend peu à peu vers l’usage plus international ETRS89.

Altimétrie des principaux points du ravin

schéma en coupe

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