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"El Circo de Armeña", LA page d'histoire de la spéléologie du Cotiella...

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carte du massif delimitation album photos

A lire en préambule incontournable...

Tout au long de cet article, quelque soit le secteur de la zone A parcouru, nous avons convenu de la signalétique suivante:

balise verte - balise de couleur verte, la cavité a été retrouvée et la fiche d'identité complète a pu être établie.

balise jaune - balise jaune, la cavité n'a pas été contrôlée et est en cours de recherche.

balise rouge - balise rouge, la cavité n'a pas été retrouvée malgré des recherches, ou est le report d'une antique carte.

Avant de parcourir ce Circo de Armeña emblématique de l'exploration spéléologique sur ce massif, nous tenons à préciser certains points importants.

Reprenant une énième mise à jour des cavités de cette zone, nous nous sommes immédiatement aperçu de la nécessité de parcourir le karst muni des travaux des multiples auteurs, des années 70 à nos jours.
Cette option n'est pas très pratique pour les randonnées, sac au dos !
Depuis quelques années, les tablettes tactiles (ou tablettes numériques) offrent par leur légèreté, leur autonomie, la possibilité de consulter la multitude de fiches de cavité. (si tant est qu'elles aient été téléchargées au préalable vu la couverture du réseau Internet au Cotiella . ! N'hésitez pas à nous réclamer le dossier complet devenant un outil très efficace sur le terrain.)
Toutefois, les appareils à notre portée ne pouvaient pas abriter de nombreux et volumineux fichiers au format PDF.

Pour orienter les recherches, nous avons opté pour une carte de choix de secteurs en 1er niveau, donnant accès à une orthophotographie rapprochée du secteur sélectionné en niveau 2.
Sur chaque carte de secteur (Espouy, Bilse, Reduño et Cotielleta), figurent toutes les cavités respectives.
Elles sont représentées par une balise verte lorsque nous avons retrouvé et contrôlé leur situation, orange quand la recherche reste à effectuer et rouge lorsque les coordonnées que nous possédons proviennent du report depuis d'anciennes éditions de cartes peu fiables, ou lorsque la cavité n'a pas été retrouvée malgré nos recherches.
En survolant ces balises, le numéro de la cavité apparaît, de même qu'en parcourant l'index numéroté sur le bord gauche ou droit de la carte.
Ainsi, la recherche par le nom ou la situation permet d'accéder au troisième niveau en cliquant sur ces zones sensibles.
A ce niveau, nous pouvons consulter la fiche d'identité simplifiée permettant de retrouver, reconnaître puis connaître les caractéristiques de la cavité.
Pour les plus importantes, un lien permet d'accéder a un quatrième niveau d'information, celui du ficher complet de la cavité au format PDF, éventuellement imprimable.

Insistons si vous le permettez : La rédaction de cette synthèse a été rendu possible par le travail de multiples auteurs, depuis Pau Pérez à partir de 1979 (publication pointilleuse des cavités explorées), d'Alberto Arqué dans les trois premières années du siècle (première synthèse d'envergure), mais également d'amis aragonais, catalans, français, tous réunis pour mieux connaître et partager ce karst attachant et mystérieux.

Références documentaire :
- PAU PEREZ, Exploraciones en el macizo de Cotiella, el topo loco, revista de exploraciones subterráneas, n°1- mars 1979.
- ALBERTO ARQUE, CATALOGO DE CAVIDADES, publication numérique, 2002.
- PAU PEREZ, Contribució a l'estudi del Massís del Cotiella (II), EXPLORACIONS, ESPELEO CLUB DE GRACIA, n°4 any 1980.
- PAU PEREZ, Contribució a l'estudi del Massís del Cotiella (IV), EXPLORACIONS, ESPELEO CLUB DE GRACIA, n°6 any 1982.
- PAU PEREZ, Contribució a l'estudi del Massís del Cotiella (V), EXPLORACIONS, ESPELEO CLUB DE GRACIA, n°7 any 1983.
- GROUPE SPELEOLOGIQUE DU LANGUEDOC, Massif du Cotiella Espagne, SPELUNCA n°109, mars 2008.
- GROUPE SPELEOLOGIQUE DU LANGUEDOC, Expédition spéléologique au Cotiella -2002, bulletin de liaison TINDERLE n°19, octobre 2003.
- CARLES PONS, données personnelles.
- GERARD GAUFFRE, notes de terrain.

calque transparent zone sensible secteur Espouy zone sensible secteur Bilse zone sensible secteur Reduño zone sensible secteur Cotielleta

Description du Circo de Armeña.

le cirque calcaire Le karst d'Armeña, vu depuis Fornet
cliché:G.Gauffre

Il est le berceau de la spéléologie sur le massif.
Dés les années 1970, les spéléologues Espagnols est Français ont inlassablement arpenté ses lapiez chauffés à blanc par le soleil d'été ou balayés par l'orage d'automne...
Cette « mer de pierre » est traversée par l'une des voies d'ascension les plus courues du sommet, serpentant entre ses dolines mystérieuses.
Elle est également la plus riche en cavités répertoriées et comporte la sima A8, gouffre le plus profond recoupant une circulation d'eau souterraine.

Nous l'avons délimité ainsi, en rotation horaire :
- Depuis le sommet du Cotiella jusqu'à la colledeta del Ibon via le sommet du Pico d'Espouy, la cresta de Armeña, la Punta Alta du Llosat,
- En descendant du col par la rive droite du vallon jusqu'à la cabane d'Armeña, en cheminant sensiblement à vue du GR15, via la salutaire fuente de Riances,
- En descendant au Sud Ouest par le barranco Bilsé jusqu'à la confluence avec le ravin le plus septentrional drainant les flancs Sud du Reduño,
- En remontant ce barranco jusqu'à la punta Reduño, (Par imprécision, certaines cartes le nomment Salto de Gargalluso. Le fameux barranco, prisé par les amateurs de canyons, conflue 400m plus au Sud),
- En contournant par les crêtes le spectaculaire circo de Armeña, via Yali, Cotielleta, collado de Cotiella et directement le sommet retrouvé.

Ce périple virtuel de 14300m délimite une zone entièrement karstifiée de 858 ha. Son toit est le sommet à 2912m, son altitude minimum est à 1360m dans le lit du Bilsé.
A ce jour, plus d'une centaine de cavités sont inventoriées dont les plus profondes se nomment : A8 (-610m), A55 (-460m), A11 (-442m), A238 (-257m), A27 (-207m), A88 (-201m), A139 (-200m).

Un travail de longue haleine !

Dés les premières prospections sur le karst d'Armeña, les spéléologues ont eu à cour de relever la position des gouffres pour pouvoir les retrouver, de les nommer pour les reconnaître, de les topographier pour les publier.
Tout au long de ces 40 années, les multiples auteurs ont patiemment positionné les cavités avec les moyens dont ils disposaient.
Des triangulations à la précision aléatoire des années 70 ont succédé les moyens modernes de géolocalisation où la précision s'affine à quelques mètres seulement.
Parallèlement, l'évolution de la cartographie est conséquente. D'une vague représentation peu fiable, les cartes topographiques et orthophotographiques sont devenues de véritables plans fidèles et précis.
Grâce au réseau Internet, les bases de données de haut niveau peuvent être consultées et utilisées au travers de sites tels que SITAR et SIGPAC.
Ces avancées technologiques ont facilité les inventaires des cavités connues. Pour ce massif, le répertoire de la zone A (Armeña) est l'un des plus riche. Grâce à l'organisation et au travail conjoint des spéléologues oeuvrant sur le Cotiella, le catalogue bouclé dans les toutes premières années du siècle dénombre rapidement prés de 200 cavités, une convention de marquage est appliquée.
Avec la création de l'ACEC en 2008, de nouvelles nomenclatures mettent en évidence de nombreux doublons.
Cette page nous permettra, pas à pas, d'actualiser ce travail de fourmi !

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